Le projet

Les chiffres clés du projet

12,16 ha

de surface concernée
par le parc

3,2 ha

de panneaux solaires

11,5 GWh

de puissance installée prévisionnelle

7,50 MWc

de production annuelle estimée

~ 2 370 foyers

équivalent en foyers alimentés en électricité (avec chauffage)

~ 2758 tonnes

de CO2 évitées par an

Localisation : où se situe le projet ?

Le projet est localisé à l’ouest de la commune de Fronton dans le département de Haute-Garonne (31).

Calendrier : où en est-on ?

Mars 2024

Information préalable élus locaux

Mars 2024

Lancement des études

Février 2026

Passage en pôle EnR 

Juin 2026

Comité de projet

Septembre 2026

Distribution de la 1ère lettre d’information aux habitants de la commune

Automne 2026

Dépôt prévisionnel du dossier de demande de permis de construire

Octobre 2027

Enquête publique prévisionnelle

Septembre 2029

Mise en service prévisionnelle

La dimension agricole au cœur du projet

Le dérèglement climatique fragilise durablement l’agriculture. La multiplication des aléas climatiques — sécheresses, fortes chaleurs, épisodes de gel, grêle ou événements météorologiques extrêmes — affecte directement les cultures, et les sols. Ces évolutions rendent les productions plus incertaines et fragilisent la pérennité des exploitations.

Dès les premières discussions autour du projet, le domaine a fait part des difficultés rencontrées sur leurs exploitations, notamment la forte variabilité des rendements, la dégradation des propriétés organoleptiques de certains cépages, et la pression croissante sur les ressources naturelles.

Ainsi, le projet agrivoltaïque s’inscrit comme un levier d’adaptation et d’innovation agricole.
Il vise à :

  • renforcer la résilience des systèmes agricoles face au changement climatique ;
  • limiter la variabilité des productions d’une année sur l’autre ;
  • améliorer les conditions de travail ;
  • sécuriser l’avenir des exploitations grâce à des revenus complémentaires et durables ;
  • contribuer à la production d’une énergie renouvelable locale, au service du territoire.

Des projets strictement encadrés par la réglementation

L’agrivoltaïsme est encadré par la loi APER du 10 mars 2023 et le décret du 8 avril 2024. Pour être reconnu comme tel, un projet doit garantir que l’activité agricole demeure l’activité principale de l’exploitation.

L’installation agrivoltaïque doit également apporter au moins un service direct à la production agricole, sans dégrader les autres, tels que :

L'amélioration du potentiel et de l’impact agronomique

La protection
contre les aléas

L'adaptation
au changement climatique

L’amélioration
du bien-être animal

Par ailleurs, le projet agrivoltaïque doit appliquer de nombreux critères réglementaires. Le schéma ci-contre en illustre certains :

  • Surface non exploitable : la réglementation limite à 10 % la part de surface rendue non exploitable par l’installation, notamment dû aux pieux.
  • Taux de couverture : la part de la surface agricole recouverte par les panneaux ne doit pas dépasser 40 %, afin de préserver la fonctionnalité des parcelles et la conduite des pratiques agricoles.
  • Libre circulation des engins et des animaux : le dimensionnement et l’implantation des structures doivent permettre l’utilisation des outils agricoles et le maintien des itinéraires techniques.
  • Activité agricole significative : l’exploitation des panneaux est conditionnée au maintien de l’activité agricole et de ses rendements. En cas d’arrêt de la production agricole, l’exploitation photovoltaïque ne peut se poursuivre.

Ces exigences garantissent que l’agrivoltaïsme reste avant tout un projet agricole, au service des exploitants et du territoire.

Un projet sur mesure pour les exploitations agricoles

Les pratiques agricoles et les besoins du terrain ont été pleinement intégrés dans la conception du projet. Les échanges menés avec l’expert agricole de l’équipe et le bureau d’études spécialisé ont permis de concevoir une installation tenant pleinement compte des pratiques agricoles : chaque choix technique a été adapté pour préserver et faciliter l’activité sur les parcelles.

Contrairement aux centrales solaires classiques qui utilisent des panneaux fixes orientés vers le sud, notre projet agrivoltaïque utilise une technologie de type trackers, c’est-à-dire des panneaux capables de s’orienter au cours de la journée.

Le pilotage des panneaux s’adapte avant tout aux besoins des cultures et aux pratiques agricoles. Ainsi, leur position peut être ajustée pour faciliter le passage des machines ou répondre à des besoins agronomiques spécifiques. Lorsque les plantes n’exigent pas d’orientation particulière, les panneaux suivront alors la course du soleil pour optimiser la production d’énergie.

Des dimensions de structures adaptées aux pratiques agricoles

Le dimensionnement des inter-pieux entre les tables photovoltaïques, ainsi que leur hauteur, a été conçu avec l’ICV et l’exploitant agricole de manière à garantir la compatibilité avec l’ensemble des outils agricoles utilisés par ce dernier, tout en assurant une couverture suffisante pour bénéficier des effets agronomiques attendus (protection des cultures, ombrage, etc.).

Les panneaux peuvent être orientés pour faciliter le passage des machines agricoles, en adoptant un positionnement défini selon les besoins de l’exploitant.

L’implantation du projet

Le scénario d’implantation final sera le résultat d’une variante adaptée aux pratiques agricoles et aux enjeux du territoire. Celui-ci a été pensé pour répondre aux exigences réglementaires tout en prenant en compte les dimensions humaines et environnementales, en concertation avec les acteurs locaux.

L’intégration paysagère

Dès la conception du projet agrivoltaïque, une attention particulière est portée à son intégration dans le paysage local. Les choix d’implantation et d’aménagement visent à limiter la perception visuelle des installations et à préserver l’identité du territoire.

Plusieurs principes guident cette démarche :

  • Évitement des secteurs les plus sensibles : les parcelles présentant les enjeux paysagers les plus forts ont été exclues de la zone d’implantation.
  • Plantations paysagères : sur les secteurs identifiés comme sensibles, des haies composées d’essences locales et adaptées sont prévues afin de réduire les vues directes sur les installations et de renforcer les continuités paysagères. L’intégration paysagère est travaillé avec Arbres & Paysages d’Autan.
  • Traitement des équipements : les clôtures envisagées sont de type agricole, en cohérence avec le paysage rural. Les locaux techniques font l’objet d’un traitement spécifique (bardage bois ou habillage adapté) afin de limiter leur visibilité.